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Mehdy Metella : son mur d'inspiration, ses accessoires d'entraînement

Communiqué de presse

2017-07-17

Mehdy Metella : son mur d'inspiration, ses accessoires d'entraînement

Mehdy metella a lâché ses jeux vidéo pour parler. Spontané, sincère, drôle, attachant, il raconte et se confie sans aucun calcul. il n’a plus rien d’un bad boy. ce black boy rêve juste de couvrir d’or ceux qui l’aident à grandir. il est l’homme attendu sur 100m NL et 100m papillon à budapest.

Chez moi, c’est la pharmacie du 7ème

Je déteste m’entraîner quand je suis malade. Mais comme je suis une petite nature, je chope tous les microbes. Chez moi c’est la pharmacie du 7ème ! J’ai 4 ou 5 trousses de toilettes pleines de médicaments et un sachet rempli de Doliprane. Dès que je commence à éternuer ou avoir mal à la tête j’en prends un. 

 


Mon entraîneur, mon Julien

J’ai rejoint le Cercle des Nageurs de Marseille pour m’entraîner avec Romain Barnier. Lorsqu’il m’a annoncé au bout d’une semaine que je serai dans le groupe de Julien Jacquier, je me suis dit « ils me prennent pour une m...». Mais j’ai accepté et j’ai fait mon bout de chemin avec “ mon Julien ”. Pour moi il représente beaucoup plus qu’un entraîneur. Il est comme un grand frère. Il m’apprend certaines choses de la vie. Plus jeune je n’étais pas comme les autres nageurs car j’ai quitté l’école vraiment tôt. En troisième, je ne suis allé en cours que 3 mois. Je vivais dans la rue et je faisais des trucs pas vraiment bien. Aux US, on m’aurait appelé un “ thug ”. Quelqu’un qui se fout de tout, qui ne respecte rien. J’étais un peu comme ça. Lui aussi a grandi dans la banlieue parisienne, il connaît… Julien m’apprend à vivre normalement, à parler correctement aux gens, à les respecter. Il me donne beaucoup d’importance, il m’encourage. Après Berlin, ses mots m’ont profondément touché. Il m’a dit que je pouvais être un bon exemple pour les jeunes des banlieues. Pour moi c’était vraiment un message fort, car j’ai des copains en Guyane qui sont dans la rue. J’ai envie de leur montrer qu’on peut s’en sortir autrement.

 

 

Mon premier geste le matin ?

Me laver le visage avec de l’eau glacée pour bien me réveiller. C’est dur mentalement mais dans la vie rien n’est facile. J’ai besoin d’un truc qui me réveille bien le matin.

 

 

L’endroit que je préfère chez moi ?

Le tapis de mon salon. Je prends trois oreillers, je les mets sur le tapis et je m’allonge tranquillement. Soit je joue à la « play », soit je regarde la télé. J’ai un canapé mais je me demande bien à quoi il sert...

 

 

Leçon de natation : l’eau ma deuxième femme

Un jour en Guyane, l’un de nos entraîneurs, Monsieur Lekabec, nous a dit : « Essayez de caresser l’eau ». Le groupe a piqué un fou rire. On le regardait en se disant : « Qu’est-ce qu’il raconte? Caresser l’eau ? Il est fou ou quoi ? Il ferait mieux de nous donner la série à faire qu’on puisse rentrer chez nous !». Mais il ne nous a pas lâchés, on est resté 2h30 dans l’eau à la caresser. Au bout d’un moment il a dit « maintenant, frappez l’eau et dites-moi quel effet cela produit». On lui a répondu « ça fait mal ! ».  Alors, il a conclu « c’est ça la natation : tu caresses l’eau, elle te fait avancer, tu la frappes, elle te fait couler ». A la fin de la séance, il m’a dit : « Comme je ne te vois pas accéder au haut niveau, je vais tout te dire : si tu veux avancer, caresse l’eau ». Et j’y pense souvent à l’entraînement. En compétition, j’essaie d’apprécier l’eau, de faire comme si c’était ma deuxième femme…

 

 

A 3 ans déjà un papillonneur

Tout le monde de la natation connaît ma mère et surtout sa voix pendant les courses ! C’est en Guyane avec ma sœur aînée Izma Metella qu’elle s’est faite remarquée. On allait l’encourager en famille à l’entraînement comme en compétitions. J’étais tout petit, les nageurs s’occupaient de moi, certains me changaient même mes couches-culottes, Grégory Mallet peut en témoigner... Un jour, j’avais 3 ans, ma mère m’avait confié à Malia qui avait 13 ans. J’étais au bord du bassin en couche à les regarder nager et je suis tombé dans l’eau. Je n’ai pas paniqué, avec la couche je flottais et avec mes petits bras je faisais les mouvements du papillon. Ce jour-là l’entraîneur de ma soeur m’a dit : “En fait tu es papillonneur !”.

 

 

J’ai oublié que je voulais devenir footballeur

Je rêvais de devenir footballeur professionnel. Ma mère était d’accord pour que j’intègre un club. Mais j’ai fait une grosse bêtise à l’école le jour des inscriptions. J’ai frappé un élève et l’administration a alerté mes parents en laissant un message sur le répondeur. Je me suis dit : “ Quand j’arrive à la maison je l’efface avant leur retour ”. Mais je n’y suis pas arrivé. Lorsque ma mère est rentrée à 14h elle n’a pas regardé la messagerie tout de suite. J’avais une heure à tenir car les inscriptions débutaient à 15h30. Mais elle l’a découvert et m’a puni en reportant d’un an ce projet. Et j’ai fait de la natation et j’ai oublié que je voulais devenir footballeur...

 

 

J’aimerais ramener une médaille à Marseille

Marseille c’est une ville magnifique. Les gens sont chaleureux. Au début, j’avais un peu peur. C’est un kif de vivre ici, de partager avec cette belle équipe du Cercle des Nageurs de Marseille et surtout avec  les gars du Waterpolo qui ont un grand cœur. Je voudrais ramener une petite médaille d’or, une médaille olympique à cette ville.

 

 

Fort comme ma mère et ma grand-mère

Du côté de ma mère, tout le monde est physique, j’en ai hérité. à 83 ans, ma grand-mère est toujours forte. Avec sa canne, elle est capable de courir derrière moi...

 

 

Des clubs qui m’ont changé

Le Megaquarius Club Guyane est la première structure qui m’a remis dans le droit chemin. J’y ai trouvé une autre famille, où tout le monde rigole quand c’est le moment et travaille quand c’est l’heure du travail. J’ai aimé ce changement de vie. Je ne traînais plus dans la rue jusqu’à 3 heures du matin. Ma mère et mon oncle me montraient d’autres valeurs. J’ai beaucoup progressé là-bas. à un moment j’ai senti que je devais partir, quitter le pays. Je voulais aller au TOEC. J’ai été accueilli par mon petit Lucien Lacoste. Il était toujours là pour moi. C’était comme un deuxième père pour moi. Je le côtoyais du lundi au samedi soir parce qu’au TOEC on nageait beaucoup. Un coach formidable ! Le groupe était jeune, on avait tous le même âge, pas un plus intelligent que l’autre. Si quelqu’un faisait quelque chose de mal, on savait comment le remettre en place gentiment. à un moment je me suis dit : “Si tu veux le haut niveau, il faut aller chez les plus forts ”. J’ai donc quitté le TOEC pour Marseille.

 

 

La première et la seule fois que j’ai pleuré...
Dans ma vie je n’ai pleuré qu’une seule fois. Quand j’ai perdu mon père j’avais mal au cœur mais je n’arrivais pas à pleurer. La première et la seule fois que j’ai pleuré c’était en 2013 à Barcelone. Je n’avais pas dépassé les séries. Ce n’est pas pour moi d’être à des Mondiaux ou des JO, de regarder et d’encourager les autres sur le banc. Ni ma mère et ni mes amis de cité en Guyane ne m’ont transmis cette mentalité. Ils m’ont appris à me battre jusqu’au bout, même si je suis à part, même si par exemple je ne suis pas en finale d’un relais alors que j’ai montré ce que je peux faire pour le faire gagner. Emmener des athlètes en championnats pour faire du papier peint, ce n’est pas pour moi. En 2013, j’avais déjà quitté le club du TOEC et on était un peu en froid. Je n’étais pas à mon top niveau. Et quand le relais français a gagné le 4X100m NL et que j’ai réalisé que je n’y avais pas ma place, ça m’a touché au cœur. Devant moi, Romain Barnier était en larmes. Et il m’a fait pleurer, ça m’a fait chaud au cœur, j’avais tellement de rage en moi. 

 

 

Quand ma mère m’appelle, je sais que c’est elle

Quand le téléphone vibre, pas la peine de regarder, je sais quand c’est ma mère. Si je ne réponds pas, elle rappelle aussitôt. Elle peut le faire 4 fois. Et si je ne réponds toujours pas elle comprend alors que je suis occupé. Je l’appelle une fois par jour après l’entraînement du soir. Avec ma mère jamais de textos, elle ne connaît que les touches rouge et verte (rires). Elle aime papoter et savoir comment l’entraînement s’est passé. Elle me demande mes temps et m’engage à aller encore plus vite. Quand j’étais jeune ses paroles me stressaient. Maintenant je sais ce que je veux faire et pourquoi je le fais.

 

 

Je suis un geek.
Je joue à Call of Duty, GTA et un peu FIFA. Je suis sur les trois jeux du moment. Tout le temps, près de 10 heures par jour ! Le matin, je me lève pile poil pour déjeuner et filer à l’entraînement. Quand je finis vers 10h, je pars geeker jusqu’à 12h10 avant d’aller manger au self, vite fait en 20 minutes. Je retourne jouer jusqu’à 14h. Je m’arrête pour dormir. Je me réveille vers 15h20. Si l’entraînement est à 16h et que je finis à 19h, jusqu’à 23h45, je geeke. Puis je m’allonge directement sur mon lit et je dors. Je joue aussi à Boom Beach où je suis dans une alliance avec d’autres personnes anonymes. Le but c’est de limiter les attaques. C’est un jeu de stratégie. C’est le seul jeu de stratégie auquel je joue, sinon je suis tout le temps sur des jeux de guerre ou de réalité.

 

 

J’aime avoir mal à l’entraînement

J’aime avoir mal à l’entraînement. Avoir mal pour rien. Je me dis que c’est un mal pour un bien. Par exemple avoir tellement mal aux bras au point de ne plus savoir comment les passer pendant une série de 5000 mètres. Le vrai kiffe c’est d’avoir mal pour battre les autres et devenir le plus fort au monde.


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